dimanche, 06 juillet 2008

Comment lutter contre la dépolitisation ?

Action politique et action citoyenne sont, devraient être en tout cas, intimement liées, le citoyen ne pouvant s’affranchir sans dommage pour la société des devoirs que lui confère le droit à la citoyenneté. C’est pourquoi la nécessité de la repolitisation des citoyens ne peut être comprise sans évoquer les raisons essentielles de la dépolitisation en marche. Certaines pratiques qui s’inscrivent en effet dans la sphère politique, concourent à une dépolitisation de la population. Le M’PEP veut agir concrètement pour en réduire les effets.
 
 

samedi, 26 mai 2007

A.I.

fe51a926fe8f8aec40aaaa854c60299e.jpg"A.I." (Co-produit par Spielberg, en été 2001).

D'une noirceur qui se révèle à qui sait lire le film, A.I. se drape de fiction pour peindre l'inhumanité et la violence du monde en devenir (qui est bien réel).

Car il ne s'agit pas du tout d'intelligence artificielle, mais de créer des esclaves à faible coût, en charge des besoins et désirs de la  catégorie autorisée, dite """""humaine""""".
Vous ne voyez toujours pas de rapport? Donc tout est marchandise, surtout l'humain. Ca se refaçonne un humain. On est en plein dans les "nouvelles valeurs" . On est pas hors-sujet du tout, il faut juste programmer un peu les individus pour leur faire accepter l'inacceptable. Gros plans. Jeux d'enfants. Il y a "eux" et il y a "nous". Eux ne sont pas nous. Tout est possible. Nécessaire cruauté "qui fait tourner le monde"... rien de fictionnel.
Les robots déclassés (déchets), se retrouvent donc ensuite parqués dans des zones de non-droit, cachées du regard, où l'horreur peut prendre place sans choquer les consciences préparées.
Le film revisite aussi Pinocchio, mais à contre-jour, puisque la motivation des nouveaux Gépéto avait quand même besoin d'un petit coup de projo. C'est que le nouveau Gépéto est un monsieur puissant, qui sert une cause économique, autant que ses propres fantasmes. Le marionnettiste est donc quand même bien empêtré dans ses responsabilités.
Les thèmes de l'adoption, du clonage humain, sont en rapport avec l'histoire de toute évidence, mais avec une thématique aussi chargée, on commence à saturer, on ne sait plus très bien où on nous emmène. Heureusement, la prestation de Jude Law, dans le rôle de Gigolo Joe, apporte l'oxygène nécessaire pour ne pas se noyer dans les larmes.GJ.png
Le film se termine par la fin précoce et annoncée de l'humanité: mauvaise gestion de la planète, glaciation... ce message-là, au moins, est clair.
Le rêve de la Fée étant brisé pour le petit garçon (Dieu est mort), la fin du film voit débouler les extra-terrestres, qui sont, dans le mythe Spielbergien, l'idéal supra-humain de sagesse et d'amour.
Le Messie (s'il existe) viendra de l'espace, l'Humanité flirtant plutôt avec les Dinosaures.

A classer thématiquement entre Blade Runner et E.T.