mercredi, 09 juillet 2008
La dépendance OGM froidement plannifiée.
Dans la longue liste des actions de vassalisation états-uniennes perpétrées par Mr Sarkozy et sa bande, et dont il aura à répondre, en temps et en heure, n'oublions pas celle-ci.
"les Verts rappellent que face à la crise alimentaire, une politique incitant à la réimplantation de cultures vivrières et, plus globalement, de denrées alimentaires, doit être mise en place d’urgence autant en matière d’aide au développement que dans le cadre de la rénovation de la PAC"
"ce n’est pas en réfléchissant sur les agrocarburants de 2e génération que nous stopperons la famine. Nous devons revoir immédiatement au niveau français et européen nos objectifs agricoles et opérer un tournant révolutionnaire en la matière. C’est une question de vie ou de mort."
Le Président Sarkozy s'en fiche, et nous pouvons découvrir aujourd'hui ce qui a été négocié avec son homologue américain durant la réunion secrète du G8. Entre autres: l'achat forcé des produits de l'agro-alimentaire OGM US, dont la nocivité, pour le consommateur et pour l'économie est avérée.
De gré ou de force, les français avaleront l'hormone de croissance recombinante et les OGMs qui leur permettront de développer vers 2020 les cancers nécessaires à l'essor de l'industrie pharmaceutique mondialisée.
05:57 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ogm, famine, omc, pac, criminel
dimanche, 06 juillet 2008
Barjavel.
Ca a déjà commencé.
Denrées alimentaires, transports, matériaux de construction, tout ce qui, à un moment où à un autre, utilise de l'énergie pour sa transformation -c'est à dire en fait la quasi-totalité des objets qui nous entourent- va augmenter en prix dans des proportions que nous n'avons pas encore imaginées.
Et nous ferions mieux de nous y habituer, ça n'est que le début
Nous ne pouvons faire aucune projection: l'évolution déroge aux modèles habituels -et partisans- avec lesquels nous endort depuis des années le système néolibéral. Celui-ci a montré qu'il ne peut nous offrir qu'une course en avant dans la croissance sans aucune réflexion ou gestion des limites.
Dans ces conditions, notre monde, et donc notre politique -toute la politique: économique, sociale, nataliste- va changer, et ce changement promet d'être brutal, faute d'anticipation.
Il est illusoire de vouloir croire encore au modèle de croissance qui ne nécessiterait que quelques "réglages" ou "ajustements": ce modèle est faux comme celui de la terre avant Galilée, c'est une idéologie, une croyance, un obscurantisme.
Le moins que l'on puisse dire est que nous portons, nous civilisation occidentale, la lourde responsabilité des conséquences de notre absence de gestion. Le changement majeur doit avoir lieu entre 2010 et 2020, selon plusieurs analyses d'universitaires en France. Yves Cochet est de ceux-là, le premier à avoir tenté d'avertir les instances de notre pays.
12:32 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fonds de pensions: un placement dangeureux, inefficace, et inutile.
Depuis des années, un discours catastrophiste, relayé par les grands médias, vise à affoler la population sur les risques de ne plus pouvoir payer les retraites : grâce à l’amélioration de l’espérance de vie, il y aurait trop de retraités et plus assez de travailleurs pour payer leur pension.
Il faut savoir que la Banque mondiale, dans un rapport d’octobre 1994, a la première sonné la charge pour casser les systèmes de retraites en répartition sur toute la planète.
Pourquoi vouloir casser le système par répartition ?
Parce que cela crée de l'insécurité dans la société.
C’est le Fonds monétaire international (FMI) qui le dit : « un système de retraite en répartition peut déprimer l’épargne nationale parce qu’il crée de la sécurité dans le corps social »
Mais pourquoi vouloir créer de l'insécurité ?
Parce que des travailleurs qui vivent dans la précarité et l’insécurité, craintifs et dépolitisés, sont beaucoup plus malléables et corvéables que des travailleurs disposant de droits sociaux solides leur garantissant l’emploi, un revenu stable et une bonne protection sociale.
De plus, cela vise à acclimater à l'idée de l'introduction des fonds de pensions.
C’est encore le FMI qui le dit : il faut « forcer les gens à épargner pour leur retraite en orientant les fonds de manière stable et permanente vers les investissements dans le secteur privé ». La Banque mondiale, complice du FMI, veut faire des systèmes de retraite des « instruments » de la financiarisation des économies. Le moyen, ce sont les fonds de pension (qui peuvent prendre des noms différents comme PERP, Perco, épargne-retraite…). Le but n’est pas de faire travailler plus longtemps (attention aux diversions sur l’âge de la retraite), mais de faire baisser les pensions afin de pousser les personnes à souscrire des compléments de retraite : cela engraissera l’industrie financière…
Bon... ça va être dur pour ceux qui ne pourront pas épargner, mais où est le problème pour les plus épargnants et pour l'économie en général?
Ils vont faire baisser le montant des retraites (puisqu’il y a davantage de retraités, il va y avoir davantage de ventes d’actions ; leur prix va donc baisser, et les pensions avec) ; les salariés et retraités vont supporter tous les risques boursiers ; les fonds de pension vont accroitre la déstabilisation des marchés financiers internationaux ; leurs performances financières sont médiocres (sur 150 ans, les actions françaises, inflation déduite, ont donné 0 % de rendement, moins que le Livret A !) ; ils ne présentent aucun avantage démographique (les pensions qui seront versées en 2040 dépendront des conditions économiques de 2040, quelle que soit la technique financière utilisée).
Et pourtant l’Union européenne a adopté une directive « fonds de pension » en 2003 !
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06:31 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Comment lutter contre la dépolitisation ?
05:44 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, socialisme, politique, éducation, projet, europe, changer l'europe
Délit de solidarité: nous y sommes.
Le 13 juin dernier la Direction des affaires criminelles et des grâces du Ministère de la Justice a publié une note à destination des parquets afin de faire face à « la multiplication d’actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d’être attribuées - ça n’est donc même pas sûr - à la mouvance anarcho-autonome », notion dont il convient d’observer l’absence de contours précis.
On y apprend que, « outre des inscriptions sur des bâtiments publics (en clair, des tags), cette mouvance s’est manifestée par la commission d’actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l’Etat et de ses institutions » et que « c’est aussi à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d’étrangers en situation irrégulière (nous y voilà) que ses membres s’expriment, parfois avec violence ».
Le zèle développé à cette occasion par la Chancellerie prêterait presque à sourire s’il n’était ensuite demandé aux magistrats « d’informer dans les plus brefs délais la section anti-terroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit » et, par voie de conséquence, de permettre une extension quasi illimitée d’une législation d’exception.
Cette manière de procéder devrait ainsi permettre – au prétexte bien commode et très consensuel de lutte contre le terrorisme – de renforcer la répression à l’encontre des différents acteurs du mouvement social.
A n’en pas douter, la philosophie générale de cette note singulière est à rapprocher des propos récemment tenus par le porte-parole de l’UMP à l’encontre du Réseau Education Sans Frontières et autres collectifs « faiseurs de provocations » et « semeurs de désordre » qui - bientôt suspects d’appartenir à cette fameuse « mouvance anarcho-autonome » - pourront bénéficier d’un traitement judiciaire de faveur.
Le Syndicat de la magistrature dénonce avec force ce procédé et invite les magistrats à faire preuve du plus grand discernement dans la mise en œuvre de cette scandaleuse dépêche.
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03:08 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, répression, loi d'exception, délit de protestation, délit de solidarité, délit d'opinion
jeudi, 03 juillet 2008
Le travail rend libre.
Titre original: "Temps de travail et Europe sociale: Nicolas Sarkozy aux abonnés absents"
Date: lundi 16 juin 2008
Le gouvernement de Nicolas Sarkozy vient de soutenir un compromis, au "Conseil affaires sociales", lundi 16 juin 2008, qui permet de passer d'une durée de temps de travail maximale en Europe de 48h à 65h avec accord collectif et jusqu' à 78h en dehors de toute négociation collective. Les Belges, les Chypriotes, les Hongrois et les Espagnols ont refusé de soutenir cet accord parce qu'ils estimaient qu'il allait dans le sens de la flexibilité mais pas dans celui de la sécurité des salariés européens.
Jean Claude Trichet, ces dernières semaines, à la tête de la BCE estimait, une fois de plus que les salaires ne devaient pas être augmentés dans la zone euro. Ceci, sans réaction du Président français si prompt d'ordinaire à critiquer la banque centrale européenne.
"Ainsi, l'Europe sociale de Nicolas Sarkozy se dessine clairement. C'est celle de la flexibilité, de la dérégulation et du mépris du pouvoir d'achat des salariés", déclare Yannick Vaugrenard, député socialiste européen.
A la veille de la Présidence française de l'Union, il s'indigne : "Nicolas Sarkozy promet aux Français qu'en travaillant plus, ils gagneront plus. Dans la réalité, à Bruxelles, il favorise le dumping social."
Harlem Désir, vice-président du PSE, au Parlement européen tire lui aussi la sonnette d'alarme : "C'est la première fois qu'une directive est révisée dans le sens d'une régression sociale marquée. Ce sera au Parlement européen de rejeter ce scandaleux compromis approuvé par le gouvernement français."
Harlem Désir et Yannick Vaugrenard concluent : "Tout ceci ne préjuge rien de bon à l'approche de la présidence française de l'Union le 1er juillet."
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03:38 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mensonge, sarkozy, dumping, régression, ue
lundi, 30 juin 2008
Non, Monsieur Sarkozy, c’est la sécurité des Palestiniens qui est menacée
| par Silvia Cattori | |
| Mondialisation.ca, Le 30 juin 2008 | |
![]() Source de la carte: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/Asie/palestine.htm « Israël a le droit de se défendre », voilà ce que l’on entend répéter, à la nausée, depuis des années, par à peu près tous les dirigeants de l’Europe et des Etats-Unis. Et maintenant, avec une insistance accrue par M. Sarkozy. Lors de son discours du 23 juin 2008 devant la Knesset, celui-ci a déclaré : « La France ne transigera jamais avec la sécurité d’Israël » (*). Gaza, 20 janvier 2008 : restes d’une voiture visée par des avions israéliens (rafahtoday.org)
Pourtant, ce sont bien les Palestiniens -sans armée, ni Etat- qui vivent dans l’insécurité permanente. ?! Donc, qui menace qui en vérité ? Les statistiques publiées par B’Tselem, le Centre israélien pour les droits de l’homme dans les territoires occupés [1], indiquent bien que, du 29 septembre 2000 (début de la deuxième Intifada) au 31 mai 2008, 4’830 Palestiniens (dont 947 enfants) ont été tués par les Israéliens, alors que 1’055 Israéliens (dont 123 enfants) ont été tués par les Palestiniens (en réponse aux attaques meurtrières israéliennes) durant la même période. Sur cette longue période, les Palestiniens représentent donc 82% des tués, soit 4.6 Palestiniens tués pour 1 Israélien. Le Département des relations nationales et internationales de l’Organisation de Libération de la Palestine a publié des chiffres très voisins sur les victimes palestiniennes depuis le déclenchement de la deuxième Intifada [2], en indiquant par ailleurs que : Mais, plus terrible encore que les chiffres calculés sur l’ensemble de cette période, est l’aggravation spectaculaire du caractère violent et meurtrier de la répression israélienne depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas en mars 2006. Un article de Patrick O’Connor, du 4 novembre 2006, relevait que « les Palestiniens, déjà soumis à l’occupation militaire et à l’écrasante violence israélienne, ont été tués à un taux de 26 Palestiniens par Israélien tué, depuis que le Hamas a pris le pouvoir, le 29 mars 2006 [491 Palestiniens contre 19 Israéliens], et de 76 Palestiniens par Israélien depuis le 1er juillet [381 Palestiniens contre 5 Israéliens]. Bien que les médias de grande diffusion nous parlent encore d’un "conflit" entre "deux parties", au cours des sept derniers mois, cela a été tout simplement un massacre » [3]. A ne considérer que cette macabre arithmétique – qui ne prend pas en compte les milliers d’innocents massacrés par Israël lors de sa dernière guerre contre le Liban et ne montre pas toutes les souffrances humaines qu’il y a derrière chacun de ces chiffres - il est donc parfaitement immoral de nous parler constamment de la « sécurité d’Israël », sans jamais se préoccuper de la sécurité des Palestiniens. Et ce discours est d’autant plus immoral que les Palestiniens vivent sous occupation, et qu’on leur demande au surplus, à eux aussi, de garantir la sécurité d’Israël ! Depuis quand exige-t-on de l’occupé qu’il garantisse la sécurité de l’occupant ? Demandait-on aux résistants français – qualifiés de « terroristes » par les nazis - de garantir la sécurité de l’occupant allemand ? Or, en déclarant, lors de sa visite à Mahmoud Abbas à Bethléem, « qu’il pouvait comprendre l’état d’esprit des familles israéliennes qui vivent la peur au ventre », et que « la sécurité d’Israël sera d’autant mieux assurée que les Palestiniens auront un Etat » [4], M. Sarkozy a bien montré que c’est la seule sécurité de l’occupant qui le préoccupe : les Palestiniens n’ont droit à quelque considération que dans la mesure où ils y contribuent. M. Sarkozy est même allé beaucoup plus loin. Ses propos sonnent comme un déni du droit des Palestiniens à résister à l’occupation - pourtant reconnu par le droit international – et comme une apologie de la collaboration avec l’occupant : « Ce qui garantira la pérennité et la sécurité de l’Etat d’Israël sur laquelle je me suis engagé - c’est le combat politique de toute ma vie - c’est la création d’un Etat palestinien à ses frontières, démocratique, moderne où il y aura des hommes comme Mahmoud Abbas ou d’autres, mais des hommes comme lui qui sont portés par les urnes et non pas par les armes, où il n’y aura qu’une seule autorité pour faire régner l’autorité, l’armée palestinienne et pas les milices ou une bande de terroristes. » [5]. Alors que tout le monde sait que le Hamas a précisément été porté au pouvoir par un scrutin parfaitement démocratique dont les Etats-Unis et les pays de l’Union Européenne se sont ingéniés à torpiller le résultat qui leur déplaisait, ces propos sont une véritable insulte au peuple palestinien et à la simple vérité ! Ni l’occupation continue des territoires palestiniens, ni les massacres qu’Israël y a perpétrés, ni les lois racistes qui discriminent également les Arabes israéliens, ni la politique d’apartheid pratiquée par l’Etat d’Israël [6] n’ont empêché M. Sarkozy, devant la Knesset : Ces propos sont tous rigoureusement contraires à la vérité. Néanmoins, nos dirigeants continuent de se bousculer pour clamer à l’envi qu’il faut assurer la « sécurité d’Israël » ! Et les médias traditionnels continuent eux aussi à accréditer l’idée que ce sont les Israéliens qui sont menacés et qu’il s’agit de « protéger » ! La perversion du vocabulaire a toujours été une arme efficace de propagande et de lavage de cerveau. Ainsi, l’agression permanente devient « le droit de se défendre » ; les résistants qui défendent leur peuple contre les agresseurs israéliens deviennent des « terroristes », des « activistes » ou des « extrémistes », c’est-à-dire une catégorie déshumanisée sur laquelle on peut tirer à vue ; un Etat qui pratique ouvertement l’apartheid devient « une des plus authentique démocraties du monde ». Il ne reste plus, alors, qu’à marteler le message. Joseph Goebbels, le sinistre ordonnateur de la propagande du IIIème Reich l’avait déjà dit : il suffit de répéter constamment un mensonge pour en faire une vérité, et plus le mensonge est énorme, mieux cela fonctionne. (*). Voir : « Discours de M. le président de la République à la Knesset », Lundi 23 juin 2008, Site Internet de la Présidence de la République. [2] Voir : « The second Intifada : 4950 Palestinians killed including 945 children », by Ameen Abu Wardah - IMEMC News, 18 octobre 2007. [3] Voir : « Israel’s Large-Scale Killing of Palestinians Passes Unreported », by Patrick O’Connor, The Electronic Intifada, 4 novembre 2006. Voir aussi le commentaire de l’article susmentionné fait par Nidal, sous le titre « L’assassinat sous forme de tableau Excel », tokborni.blogspot, 5 novembre 2006. [4] Voir : « VISITE D’ETAT EN ISRAEL ET DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS, CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, M. NICOLAS SARKOZY, ET DU PRESIDENT DE L’AUTORITE PALESTINIENNE, M. MAHMOUD ABBAS - PROPOS DE M. SARKOZY – (Bethléem, 24 juin 2008) ». [5] Voir note 4. [6] Voir : [7] Voir note (*), dans l’encadré. | |
Silvia Cattori est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Silvia Cattori publiés par Mondialisation.ca | |
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13:05 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, mensonge, palestine, israël, extermination, terrorisme d'état, résistance
lundi, 02 juin 2008
Il fera beau sur la majeure partie du pays: manipulation mentale et reprogrammation
Ca commence dans le programme scolaire, et se prolonge dans les programmes télé.Au collège, sévit toujours
- l'écrémage par notation,
- le cloisonnement des savoirs,
- l'apprentissage de l'obéïssance et de la duplicité,
- dans un processus industriel optimisé.
A l'opposé, le véritable acte d'apprendre est enjeu d'autonomie et d'action. C'est un mouvement vers, et non l'absorbtion passive et commandée d'un programme qui entretient
- le déficit d'esprit critique,
- la résignation,
- et pour finir la connivence et le cinisme.
C'est qu'il s'agit de prévenir toute autonomie de réflexion structurellement. L'ordre établi a toujours besoin de serviteurs zèlés et convaincus qui ne le remettent pas en question. Exit 68. Il faut le prendre au mot.
Ce zèle est encouragé à plusieurs niveaux dans la société.
En entreprise, il est confié à des éléments élus, aptes à jouer le rôle.
Bourreaux, redresseurs de tort, sont propulsés au rang de cadres, avec les prérogatives et privilèges s'y rattachant (salaires doubles, contrats d'assurances spécifiques...).
On érige en idéal le fameux "bon stress". Organisé surtout là où il n'est pas nécessaire. La tension créée a le seul véritable intérêt de vous éviter de penser, en vous maintenant courbé sur la tâche, "le nez dans le guidon". Certains auto-suggèrent cet état de stress, car il agit comme une drogue sur leur cerveau. Parfois aussi, l'humiliation les rassure, car elle entre en résonnance avec des comportements aquis (école, armée...): tout va bien puisque tout est dans l'ordre des choses connues.
Comme dans toute relation sado-masochiste, il faut une participation active des dominés. Voyons cela au travers d'un des outils pervers de prédilection du nouveau management: l'auto-évaluation.
Image-miroir de l'auto-critique léniniste, mais dans le dogme libéral, l'auto-évaluation permet de faire intérioriser un réflexe d'auto-fustigation où l'employé s'auto-dévalue. Cela consiste à l'accompagner dans le passage en revue d'un cahier des charges d'une lourdeur étudiée pour créer le degré d'échec. Il est très important de laisser à l'auto-évalué le privilège de "découvrir" les conclusions qu'on a prévues pour lui, et notament le fait qu'il n'est pas du tout en position de prétendre à une prime, de demander quoique ce soit, mais bien d'en remettre un coup, et sérieusement, s'il veut faire bonne impression, sans compensation cela va de soi (ce serait même plutôt une fleur qu'on lui fait).
Globalement l'auto-évalué entretient sa soumission, surtout pas son évolution professionnelle, ou l'amélioration de ses capacités personnelles.
La technique est presque invisible car elle s'incorpore dans des processus de travail. Elle aboutit cependant bien à l'abnégation, la captation du temps de cerveau, et en aucun cas à une progression intellectuelle ou un mieux vivre au travail.
Parmi les autres outils du nouveau management, citons aussi:
- la mise en concurrence au lieu du partage des efforts,
- le morcellement des statuts pour isoler les individus et prévenir toute solidarité.
Hors de l'entreprise, c'est le viol de la société toute entière qui s'organise.
Habitués à une sorte de remise à zéro perpétuelle (programmes scolaires, télé), petits et grands sont priés d'oublier les anciennes croyances: désormais il y aura les bons, les moins bons, et les mauvais citoyens. "Moi je veux parler à la France qui travaille, celle qui a un métier, qui a un appartement, qui a une famille, qui a une voiture, et qui n'arrive pas à joindre les deux bouts"... et les autres ???
CETTE CATEGORISATION N'A QU'UN SEUL OBJECTIF: INHIBER LE SENTIMENT UNITAIRE ET CITOYEN. Ainsi, restreint-on isolément les droits de ceux qui n'ont pas de papiers, de ceux qui n'ont pas de travail, de ceux qui ne peuvent se loger, des SMICards, des stagiaires, des étudiants, des chercheurs, etc.
Il faut refuser ce découpage de la Nation en catégories parallèles de citoyens qui ne se touchent pas. Il n'y a pas de bons et de mauvais français. Morceler ainsi le pays, monter des français les uns contre les autres, et surtout POINTER DE CETTE MANIERE DES ENNEMIS INTERIEURS EST LA PATTE RECONNAISSABLE ENTRE TOUTES DU FASCISME.
CE N'EST PAS SEULEMENT UNE ESCROQUERIE, C'EST UNE DEMARCHE VISANT A DETRUIRE L'UNITE NATIONALE.
L'axe mensonger du mérite se prolonge en dessous de zéro, avec la nécessaire criminalisation des couches basses de la société.
Les petits citoyens ont beaucoup plus de facilité à être condamnés pour une broutille, un éxcès de vitesse, voire pour rien (les violences sur agents inventées), ou pire: par solidarité avec des catégories qui font l'objet d'une attaque (sans-papiers, squatters). Les peines peuvent facilement comporter de la prison. En passant: il n'y a pas plus qu'avant de réflexion concernant le système carcéral reconnu par tous les psychologues comme eminemment destructeur.
L'accès à la défense de ses droits devient encore plus difficile pour les petits salaires. L'aide financière juridictionnelle n'est pas accordée aux petits revenus, et de toute façon insuffisante, ce qui handicape encore davantage les personnes isolées.
Le niveau de solidarité des français est constamment "testé" par les incursions brutales d'une nouvelle soldatesque soumise à des quotas. Les pistolets électrique "taser" sont utilisées à tour de bras. Rappelons qu'ils provoquent régulièrement des morts, causent de violents traumatismes au cerveau, des dégâts internes ainsi que ceux dûs à la chute. Ces outils "non-mortels' sont l'instrument par excellence du mauvais traitement "qui ne laisse pas de trace", une sorte de nouvelle génène portative.
Et pour finir, un petit contrôle chimique préventif pour tout le monde avec le débusquage préconisé, dès la maternelle, du fameux comportement "hyperactif" qu'il faudrait corriger à coups de traitements médicamenteux pour le plus grand bien de l'industrie pharmaceutique...
En toile de fond, le grand manège de la presse.
Employés comme les autres, les journalistes sont réduits à une actualité d'ambiance et de complaisance vis-à-vis de leur actionnariat et du pouvoir. Il s'agit de promouvoir sa carrière, comme l'a très bien montré Laurent Mauduit dans "Petits conseils". Preuve est faite qu'il ne faut pas attendre d'eux qu'ils nous informent.
Ce régime est plus orwellien que démocratique.
Tout en atteste:
1° soumission apprise à l'école
2° temps de cerveau libre réduit
3° défiance, isolement, peur, alimentés par un discours catégorisant, et par
4° une presse complice
Remettons en marche l'esprit Républicain, ne nous satisfaisons d'aucune célébration de cette charité, qui ne saurait remplacer le principe de la Solidarité Nationale, si odieusement mis à mal par le présent gouvernement.
Primo, il faut nous doter d'appareils d'information qui ne dépendent NI DES ETATS, NI DU MARCHE. Il faut un modèle de financement qui en soit déconnecté à 100%.
Secundo, dès que le travail d'information aura été fait sur les lois anticonstitutionnelles qui sont votées actuellement, loin du regard des français, il faudra abroger ces lois.
Tertio, il faut éviter que le gouvernement n'obtienne de circonvenir la Constitution, de la changer de quelque moyen que ce soit, ou de transférer la légitimité du peuple vers l'Europe, qui n'a rien, elle non plus, de démocratique dans son fonctionnement.
Quatro, chacun doit tenir ses fiches à jour sur les fonctionnaires zèlés qui se croient intouchables et nous rappellent de très mauvais souvenirs. C'est aussi cela le devoir de mémoire.
01:49 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fascisme, sarkozy, manipulation mentale, violence au travail, violence sociale, chemises brunes, duplicité
samedi, 26 mai 2007
A.I.
"A.I." (Co-produit par Spielberg, en été 2001).
D'une noirceur qui se révèle à qui sait lire le film, A.I. se drape de fiction pour peindre l'inhumanité et la violence du monde en devenir (qui est bien réel).
Car il ne s'agit pas du tout d'intelligence artificielle, mais de créer des esclaves à faible coût, en charge des besoins et désirs de la catégorie autorisée, dite """""humaine""""".
Vous ne voyez toujours pas de rapport? Donc tout est marchandise, surtout l'humain. Ca se refaçonne un humain. On est en plein dans les "nouvelles valeurs" . On est pas hors-sujet du tout, il faut juste programmer un peu les individus pour leur faire accepter l'inacceptable. Gros plans. Jeux d'enfants. Il y a "eux" et il y a "nous". Eux ne sont pas nous. Tout est possible. Nécessaire cruauté "qui fait tourner le monde"... rien de fictionnel.
Les robots déclassés (déchets), se retrouvent donc ensuite parqués dans des zones de non-droit, cachées du regard, où l'horreur peut prendre place sans choquer les consciences préparées.
Le film revisite aussi Pinocchio, mais à contre-jour, puisque la motivation des nouveaux Gépéto avait quand même besoin d'un petit coup de projo. C'est que le nouveau Gépéto est un monsieur puissant, qui sert une cause économique, autant que ses propres fantasmes. Le marionnettiste est donc quand même bien empêtré dans ses responsabilités.
Les thèmes de l'adoption, du clonage humain, sont en rapport avec l'histoire de toute évidence, mais avec une thématique aussi chargée, on commence à saturer, on ne sait plus très bien où on nous emmène. Heureusement, la prestation de Jude Law, dans le rôle de Gigolo Joe, apporte l'oxygène nécessaire pour ne pas se noyer dans les larmes.
Le film se termine par la fin précoce et annoncée de l'humanité: mauvaise gestion de la planète, glaciation... ce message-là, au moins, est clair.
Le rêve de la Fée étant brisé pour le petit garçon (Dieu est mort), la fin du film voit débouler les extra-terrestres, qui sont, dans le mythe Spielbergien, l'idéal supra-humain de sagesse et d'amour.
Le Messie (s'il existe) viendra de l'espace, l'Humanité flirtant plutôt avec les Dinosaures.
A classer thématiquement entre Blade Runner et E.T.
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vendredi, 24 février 2006
J'accuse la France d'entrer dans le siècle des ombres
Qu'est-ce qu'un écrivain ?
Quelqu'un qui témoigne de son temps.
Aujourd'hui je veux porter témoignage, aujourd'hui je suis écrivain. Par devoir de mémoire, j'en appelle à la désobéissance civique.
Car J'ACCUSE.
J'accuse une administration aveugle d'oublier les droits fondamentaux de l'être humain. J'accuse un système absurde d'aller à l'encontre même des valeurs d'intégration qu'il prône. J'accuse des fonctionnaires d'état de ne voir plus que des quotas, là où vivent et souffrent des familles. J'accuse une société de ne plus avoir d'éthique. J'accuse enfin des individus, je m'accuse moi-même, d'indifférence dangereuse. Si nous acceptons ce qui se passe aujourd'hui, qu'en sera-t-il demain ? En mémoire d'hier, pouvons-nous encore être complices par passivité ? Le temps des assassins commence par l'exclusion – qu'elle soit de couleur, de préférence sexuelle, de sexe, de religion, d'opinion ; l'exclusion commence quand nous détournons le regard.
Face à l'expulsion d'enfants, de familles intégrées, j'en appelle à la désobéissance civique, j'en appelle à l'auto-expulsion. [...] Car à l'heure où de telles choses peuvent se produire, j'accuse la France d'entrer dans le siècle des ombres.
Je ne veux pas de cela, ni pour moi, ni pour les miens, ni pour aucun enfant du monde. [...]
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