mercredi, 09 juillet 2008
La dépendance OGM froidement plannifiée.
Dans la longue liste des actions de vassalisation états-uniennes perpétrées par Mr Sarkozy et sa bande, et dont il aura à répondre, en temps et en heure, n'oublions pas celle-ci.
"les Verts rappellent que face à la crise alimentaire, une politique incitant à la réimplantation de cultures vivrières et, plus globalement, de denrées alimentaires, doit être mise en place d’urgence autant en matière d’aide au développement que dans le cadre de la rénovation de la PAC"
"ce n’est pas en réfléchissant sur les agrocarburants de 2e génération que nous stopperons la famine. Nous devons revoir immédiatement au niveau français et européen nos objectifs agricoles et opérer un tournant révolutionnaire en la matière. C’est une question de vie ou de mort."
Le Président Sarkozy s'en fiche, et nous pouvons découvrir aujourd'hui ce qui a été négocié avec son homologue américain durant la réunion secrète du G8. Entre autres: l'achat forcé des produits de l'agro-alimentaire OGM US, dont la nocivité, pour le consommateur et pour l'économie est avérée.
De gré ou de force, les français avaleront l'hormone de croissance recombinante et les OGMs qui leur permettront de développer vers 2020 les cancers nécessaires à l'essor de l'industrie pharmaceutique mondialisée.
05:57 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ogm, famine, omc, pac, criminel
dimanche, 06 juillet 2008
Barjavel.
Ca a déjà commencé.
Denrées alimentaires, transports, matériaux de construction, tout ce qui, à un moment où à un autre, utilise de l'énergie pour sa transformation -c'est à dire en fait la quasi-totalité des objets qui nous entourent- va augmenter en prix dans des proportions que nous n'avons pas encore imaginées.
Et nous ferions mieux de nous y habituer, ça n'est que le début
Nous ne pouvons faire aucune projection: l'évolution déroge aux modèles habituels -et partisans- avec lesquels nous endort depuis des années le système néolibéral. Celui-ci a montré qu'il ne peut nous offrir qu'une course en avant dans la croissance sans aucune réflexion ou gestion des limites.
Dans ces conditions, notre monde, et donc notre politique -toute la politique: économique, sociale, nataliste- va changer, et ce changement promet d'être brutal, faute d'anticipation.
Il est illusoire de vouloir croire encore au modèle de croissance qui ne nécessiterait que quelques "réglages" ou "ajustements": ce modèle est faux comme celui de la terre avant Galilée, c'est une idéologie, une croyance, un obscurantisme.
Le moins que l'on puisse dire est que nous portons, nous civilisation occidentale, la lourde responsabilité des conséquences de notre absence de gestion. Le changement majeur doit avoir lieu entre 2010 et 2020, selon plusieurs analyses d'universitaires en France. Yves Cochet est de ceux-là, le premier à avoir tenté d'avertir les instances de notre pays.
12:32 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fonds de pensions: un placement dangeureux, inefficace, et inutile.
Depuis des années, un discours catastrophiste, relayé par les grands médias, vise à affoler la population sur les risques de ne plus pouvoir payer les retraites : grâce à l’amélioration de l’espérance de vie, il y aurait trop de retraités et plus assez de travailleurs pour payer leur pension.
Il faut savoir que la Banque mondiale, dans un rapport d’octobre 1994, a la première sonné la charge pour casser les systèmes de retraites en répartition sur toute la planète.
Pourquoi vouloir casser le système par répartition ?
Parce que cela crée de l'insécurité dans la société.
C’est le Fonds monétaire international (FMI) qui le dit : « un système de retraite en répartition peut déprimer l’épargne nationale parce qu’il crée de la sécurité dans le corps social »
Mais pourquoi vouloir créer de l'insécurité ?
Parce que des travailleurs qui vivent dans la précarité et l’insécurité, craintifs et dépolitisés, sont beaucoup plus malléables et corvéables que des travailleurs disposant de droits sociaux solides leur garantissant l’emploi, un revenu stable et une bonne protection sociale.
De plus, cela vise à acclimater à l'idée de l'introduction des fonds de pensions.
C’est encore le FMI qui le dit : il faut « forcer les gens à épargner pour leur retraite en orientant les fonds de manière stable et permanente vers les investissements dans le secteur privé ». La Banque mondiale, complice du FMI, veut faire des systèmes de retraite des « instruments » de la financiarisation des économies. Le moyen, ce sont les fonds de pension (qui peuvent prendre des noms différents comme PERP, Perco, épargne-retraite…). Le but n’est pas de faire travailler plus longtemps (attention aux diversions sur l’âge de la retraite), mais de faire baisser les pensions afin de pousser les personnes à souscrire des compléments de retraite : cela engraissera l’industrie financière…
Bon... ça va être dur pour ceux qui ne pourront pas épargner, mais où est le problème pour les plus épargnants et pour l'économie en général?
Ils vont faire baisser le montant des retraites (puisqu’il y a davantage de retraités, il va y avoir davantage de ventes d’actions ; leur prix va donc baisser, et les pensions avec) ; les salariés et retraités vont supporter tous les risques boursiers ; les fonds de pension vont accroitre la déstabilisation des marchés financiers internationaux ; leurs performances financières sont médiocres (sur 150 ans, les actions françaises, inflation déduite, ont donné 0 % de rendement, moins que le Livret A !) ; ils ne présentent aucun avantage démographique (les pensions qui seront versées en 2040 dépendront des conditions économiques de 2040, quelle que soit la technique financière utilisée).
Et pourtant l’Union européenne a adopté une directive « fonds de pension » en 2003 !
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06:31 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Comment lutter contre la dépolitisation ?
05:44 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, socialisme, politique, éducation, projet, europe, changer l'europe
Délit de solidarité: nous y sommes.
Le 13 juin dernier la Direction des affaires criminelles et des grâces du Ministère de la Justice a publié une note à destination des parquets afin de faire face à « la multiplication d’actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d’être attribuées - ça n’est donc même pas sûr - à la mouvance anarcho-autonome », notion dont il convient d’observer l’absence de contours précis.
On y apprend que, « outre des inscriptions sur des bâtiments publics (en clair, des tags), cette mouvance s’est manifestée par la commission d’actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l’Etat et de ses institutions » et que « c’est aussi à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d’étrangers en situation irrégulière (nous y voilà) que ses membres s’expriment, parfois avec violence ».
Le zèle développé à cette occasion par la Chancellerie prêterait presque à sourire s’il n’était ensuite demandé aux magistrats « d’informer dans les plus brefs délais la section anti-terroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit » et, par voie de conséquence, de permettre une extension quasi illimitée d’une législation d’exception.
Cette manière de procéder devrait ainsi permettre – au prétexte bien commode et très consensuel de lutte contre le terrorisme – de renforcer la répression à l’encontre des différents acteurs du mouvement social.
A n’en pas douter, la philosophie générale de cette note singulière est à rapprocher des propos récemment tenus par le porte-parole de l’UMP à l’encontre du Réseau Education Sans Frontières et autres collectifs « faiseurs de provocations » et « semeurs de désordre » qui - bientôt suspects d’appartenir à cette fameuse « mouvance anarcho-autonome » - pourront bénéficier d’un traitement judiciaire de faveur.
Le Syndicat de la magistrature dénonce avec force ce procédé et invite les magistrats à faire preuve du plus grand discernement dans la mise en œuvre de cette scandaleuse dépêche.
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03:08 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, répression, loi d'exception, délit de protestation, délit de solidarité, délit d'opinion
jeudi, 03 juillet 2008
Le travail rend libre.
Titre original: "Temps de travail et Europe sociale: Nicolas Sarkozy aux abonnés absents"
Date: lundi 16 juin 2008
Le gouvernement de Nicolas Sarkozy vient de soutenir un compromis, au "Conseil affaires sociales", lundi 16 juin 2008, qui permet de passer d'une durée de temps de travail maximale en Europe de 48h à 65h avec accord collectif et jusqu' à 78h en dehors de toute négociation collective. Les Belges, les Chypriotes, les Hongrois et les Espagnols ont refusé de soutenir cet accord parce qu'ils estimaient qu'il allait dans le sens de la flexibilité mais pas dans celui de la sécurité des salariés européens.
Jean Claude Trichet, ces dernières semaines, à la tête de la BCE estimait, une fois de plus que les salaires ne devaient pas être augmentés dans la zone euro. Ceci, sans réaction du Président français si prompt d'ordinaire à critiquer la banque centrale européenne.
"Ainsi, l'Europe sociale de Nicolas Sarkozy se dessine clairement. C'est celle de la flexibilité, de la dérégulation et du mépris du pouvoir d'achat des salariés", déclare Yannick Vaugrenard, député socialiste européen.
A la veille de la Présidence française de l'Union, il s'indigne : "Nicolas Sarkozy promet aux Français qu'en travaillant plus, ils gagneront plus. Dans la réalité, à Bruxelles, il favorise le dumping social."
Harlem Désir, vice-président du PSE, au Parlement européen tire lui aussi la sonnette d'alarme : "C'est la première fois qu'une directive est révisée dans le sens d'une régression sociale marquée. Ce sera au Parlement européen de rejeter ce scandaleux compromis approuvé par le gouvernement français."
Harlem Désir et Yannick Vaugrenard concluent : "Tout ceci ne préjuge rien de bon à l'approche de la présidence française de l'Union le 1er juillet."
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03:38 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mensonge, sarkozy, dumping, régression, ue
