dimanche, 06 juillet 2008
Barjavel.
Ca a déjà commencé.
Denrées alimentaires, transports, matériaux de construction, tout ce qui, à un moment où à un autre, utilise de l'énergie pour sa transformation -c'est à dire en fait la quasi-totalité des objets qui nous entourent- va augmenter en prix dans des proportions que nous n'avons pas encore imaginées.
Et nous ferions mieux de nous y habituer, ça n'est que le début
Nous ne pouvons faire aucune projection: l'évolution déroge aux modèles habituels -et partisans- avec lesquels nous endort depuis des années le système néolibéral. Celui-ci a montré qu'il ne peut nous offrir qu'une course en avant dans la croissance sans aucune réflexion ou gestion des limites.
Dans ces conditions, notre monde, et donc notre politique -toute la politique: économique, sociale, nataliste- va changer, et ce changement promet d'être brutal, faute d'anticipation.
Il est illusoire de vouloir croire encore au modèle de croissance qui ne nécessiterait que quelques "réglages" ou "ajustements": ce modèle est faux comme celui de la terre avant Galilée, c'est une idéologie, une croyance, un obscurantisme.
Le moins que l'on puisse dire est que nous portons, nous civilisation occidentale, la lourde responsabilité des conséquences de notre absence de gestion. Le changement majeur doit avoir lieu entre 2010 et 2020, selon plusieurs analyses d'universitaires en France. Yves Cochet est de ceux-là, le premier à avoir tenté d'avertir les instances de notre pays.
12:32 Publié dans Politique & Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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