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lundi, 02 juin 2008

Il fera beau sur la majeure partie du pays: manipulation mentale et reprogrammation

map.pngCa commence dans le programme scolaire, et se prolonge dans les programmes télé.

Au collège, sévit toujours

  • l'écrémage par notation,
  • le cloisonnement des savoirs,
  • l'apprentissage de l'obéïssance et de la duplicité,
  • dans un processus industriel optimisé.

A l'opposé, le véritable acte d'apprendre est enjeu d'autonomie et d'action. C'est un mouvement vers, et non l'absorbtion passive et commandée d'un programme qui entretient

  • le déficit d'esprit critique,
  • la résignation,
  • et pour finir la connivence et le cinisme.


C'est qu'il s'agit de prévenir toute autonomie de réflexion structurellement. L'ordre établi a toujours besoin de serviteurs zèlés et convaincus qui ne le remettent pas en question. Exit 68. Il faut le prendre au mot.

Ce zèle est encouragé à plusieurs niveaux dans la société.

En entreprise, il est confié à des éléments élus, aptes à jouer le rôle.
Bourreaux, redresseurs de tort, sont propulsés au rang de cadres, avec les prérogatives et privilèges s'y rattachant (salaires doubles, contrats d'assurances spécifiques...).

On érige en idéal le fameux "bon stress". Organisé surtout là où il n'est pas nécessaire. La tension créée a le seul véritable intérêt de vous éviter de penser, en vous maintenant courbé sur la tâche, "le nez dans le guidon". Certains auto-suggèrent cet état de stress, car il agit comme une drogue sur leur cerveau. Parfois aussi, l'humiliation les rassure, car elle entre en résonnance avec des comportements aquis (école, armée...): tout va bien puisque tout est dans l'ordre des choses connues.

Comme dans toute relation sado-masochiste, il faut une participation active des dominés. Voyons cela au travers d'un des outils pervers de prédilection du nouveau management: l'auto-évaluation.

Image-miroir de l'auto-critique léniniste, mais dans le dogme libéral, l'auto-évaluation permet de faire intérioriser un réflexe d'auto-fustigation où l'employé s'auto-dévalue. Cela consiste à l'accompagner dans le passage en revue d'un cahier des charges d'une lourdeur étudiée pour créer le degré d'échec. Il est très important de laisser à l'auto-évalué le privilège de "découvrir" les conclusions qu'on a prévues pour lui, et notament le fait qu'il n'est pas du tout en position de prétendre à une prime, de demander quoique ce soit, mais bien d'en remettre un coup, et sérieusement, s'il veut faire bonne impression, sans compensation cela va de soi (ce serait même plutôt une fleur qu'on lui fait).
Globalement l'auto-évalué entretient sa soumission, surtout pas son évolution professionnelle, ou l'amélioration de ses capacités personnelles.

La technique est presque invisible car elle s'incorpore dans des processus de travail. Elle aboutit cependant bien à l'abnégation, la captation du temps de cerveau, et en aucun cas à une progression intellectuelle ou un mieux vivre au travail.

Parmi les autres outils du nouveau management, citons aussi:

  • la mise en concurrence au lieu du partage des efforts,
  • le morcellement des statuts pour isoler les individus et prévenir toute solidarité.
(voir aussi).

Hors de l'entreprise, c'est le viol de la société toute entière qui s'organise.

Habitués à une sorte de remise à zéro perpétuelle (programmes scolaires, télé), petits et grands sont priés d'oublier les anciennes croyances: désormais il y aura les bons, les moins bons, et les mauvais citoyens. "Moi je veux parler à la France qui travaille, celle qui a un métier, qui a un appartement, qui a une famille, qui a une voiture, et qui n'arrive pas à joindre les deux bouts"... et les autres ???

CETTE CATEGORISATION N'A QU'UN SEUL OBJECTIF: INHIBER LE SENTIMENT UNITAIRE ET CITOYEN. Ainsi, restreint-on isolément les droits de ceux qui n'ont pas de papiers, de ceux qui n'ont pas de travail, de ceux qui ne peuvent se loger, des SMICards, des stagiaires, des étudiants, des chercheurs, etc.
Il faut refuser ce découpage de la Nation en catégories parallèles de citoyens qui ne se touchent pas. Il n'y a pas de bons et de mauvais français. Morceler ainsi le pays, monter des français les uns contre les autres, et surtout POINTER DE CETTE MANIERE DES ENNEMIS INTERIEURS EST LA PATTE RECONNAISSABLE ENTRE TOUTES DU FASCISME.
CE N'EST PAS SEULEMENT UNE ESCROQUERIE, C'EST UNE DEMARCHE VISANT A DETRUIRE L'UNITE NATIONALE.

L'axe mensonger du mérite se prolonge en dessous de zéro, avec la nécessaire criminalisation des couches basses de la société.
Les petits citoyens ont beaucoup plus de facilité à être condamnés pour une broutille, un éxcès de vitesse, voire pour rien (les violences sur agents inventées), ou pire: par solidarité avec des catégories qui font l'objet d'une attaque (sans-papiers, squatters). Les peines peuvent facilement comporter de la prison. En passant: il n'y a pas plus qu'avant de réflexion concernant le système carcéral reconnu par tous les psychologues comme eminemment destructeur.
L'accès à la défense de ses droits devient encore plus difficile pour les petits salaires. L'aide financière juridictionnelle n'est pas accordée aux petits revenus, et de toute façon insuffisante, ce qui handicape encore davantage les personnes isolées.

Le niveau de solidarité des français est constamment "testé" par les incursions brutales d'une nouvelle soldatesque soumise à des quotas. Les pistolets électrique "taser" sont utilisées à tour de bras. Rappelons qu'ils provoquent régulièrement des morts, causent de violents traumatismes au cerveau, des dégâts internes ainsi que ceux dûs à la chute. Ces outils "non-mortels' sont l'instrument par excellence du mauvais traitement "qui ne laisse pas de trace", une sorte de nouvelle génène portative.

Et pour finir, un petit contrôle chimique préventif pour tout le monde avec le débusquage préconisé, dès la maternelle, du fameux comportement "hyperactif" qu'il faudrait corriger à coups de traitements médicamenteux pour le plus grand bien de l'industrie pharmaceutique...

En toile de fond, le grand manège de la presse.
Employés comme les autres, les journalistes sont réduits à une actualité d'ambiance et de complaisance vis-à-vis de leur actionnariat et du pouvoir. Il s'agit de promouvoir sa carrière, comme l'a très bien montré Laurent Mauduit dans "Petits conseils". Preuve est faite qu'il ne faut pas attendre d'eux qu'ils nous informent.

Ce régime est plus orwellien que démocratique.

Tout en atteste:
1° soumission apprise à l'école
2° temps de cerveau libre réduit
3° défiance, isolement, peur, alimentés par un discours catégorisant, et par
4° une presse complice


Remettons en marche l'esprit Républicain, ne nous satisfaisons d'aucune célébration de cette charité, qui ne saurait remplacer le principe de la Solidarité Nationale, si odieusement mis à mal par le présent gouvernement.

Primo, il faut nous doter d'appareils d'information qui ne dépendent NI DES ETATS, NI DU MARCHE. Il faut un modèle de financement qui en soit déconnecté à 100%.

Secundo, dès que le travail d'information aura été fait sur les lois anticonstitutionnelles qui sont votées actuellement, loin du regard des français, il faudra abroger ces lois.

Tertio, il faut éviter que le gouvernement n'obtienne de circonvenir la Constitution, de la changer de quelque moyen que ce soit, ou de transférer la légitimité du peuple vers l'Europe, qui n'a rien, elle non plus, de démocratique dans son fonctionnement.

Quatro, chacun doit tenir ses fiches à jour sur les fonctionnaires zèlés qui se croient intouchables et nous rappellent de très mauvais souvenirs. C'est aussi cela le devoir de mémoire.

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