samedi, 04 février 2006

Tokyo est mon jardin

Pied-de-nez fantastique à la fatalité mercantile,
en marge d'une pratique de la BD plannifiée et professionalisée à outrance,
loin de cette porte étroite où d'autres n'investissent que fantasmes plastiques,
Boilet consomme avec bonheur et humilité le mariage de l'Art et de l'Existence.
Simple, profond, comme j'aime.
Entre trames de gris et trait vivant du pinceau, un vrai langage graphique habille une narration influencée par la vidéo, et un recours assumé à la mémoire infaillible de la photographie.
Disons et redisons toute la dimension de la BD : c'est du cinéma avec un peu de papier, un crayon, et beaucoup de savoir-faire. Un studio de production populaire et portatif, pour raconter des histoires. Finalement, je n'en démords pas : c'est la qualité de cette "histoire à vivre" qui nous fait "entrer dedans" ou pas.
Avec un scénario expert et plein d'humour Boilet nous offre cette qualité d'expérience.
C'est ça la magie du cinéma.

Les commentaires sont fermés.